Le Groupe de Recherche ETRES (Eau-Terre-Ressources-Ecosystèmes-Sociétés) fédère les activités de l’UMR dans le domaine de la gestion durable des ressources naturelles (Eau-Terre) et viabilité des éco-socio-systèmes (biodiversité et services écosystémiques y compris socio-culturels) dans le contexte du changement climatique.

Il s’intéresse plus particulièrement à la co-construction avec les acteurs de solutions permettant de concilier l’usage des ressources naturelles renouvelables et la préservation des écosystèmes (biodiversité, services écosystémiques y inclus socio-culturels) et d’évaluer dans quelles mesures ces stratégies peuvent permettre l’adaptation et l’atténuation du changement climatique dans des territoires fragiles, permettant d’améliorer durablement la qualité de vie des populations. Il s’agit donc d’explorer en interaction avec les acteurs le lien fort entre la lutte contre le changement climatique, l’usage des ressources et la préservation des écosystèmes. D’un côté limiter le réchauffement climatique et s’y adapter pourrait permettre d’atteindre plus facilement plusieurs des objectifs du développement durable (biodiversité terrestre et marine, réduction de la pauvreté, santé, eau, sécurité alimentaire…). De l’autre, les mesures d’adaptation et d’atténuation interfèrent avec les trajectoires de développement avec parfois des synergies mais parfois des effets indésirables. Aligner les trajectoires de développement et les mesures de lutte contre le réchauffement climatique et de préservation des écosystèmes est donc un enjeu majeur pour maximiser les synergies et minimiser les effets indésirables.

Pour atteindre cet objectif, il propose de contribuer à une meilleure compréhension de l’influence respective des changements climatiques et des pressions anthropiques sur l’évolution des milieux et ressources avec :

  • Le développement de base de données d’observations in situ et satellitaire et l’élaboration de proxis satellitaires et/ou paysagers permettant d’identifier et suivre l’impact des activités sur la ressource,
  • Le développement de scénarios climatiques « débiaisés » à une échelle suffisamment fine pour permettre le développement de projections d’évolution des socio-écosystèmes de type scénarios business- as-usual- (B-A-U) mais également pour fournir aux acteurs des informations climatiques tangibles permettant le développement de scénarios (what if) avec les acteurs pour envisager les différentes trajectoires possibles en fonction des décisions de pratiques d’exploitation et des politiques publiques actuelles et leur influence sur le climat et la séquestration de carbone en intégrant la compréhension des pressions et mécanismes interactifs multi-échelles exercées sur ces systèmes,

La diversité des chantiers permettra d’étudier des contextes socio-hydrologiques ou socio-écologiques sous influences culturelles, politiques et économiques contrastées. L’inter-comparaison des sites permettra de mieux comprendre les facteurs prépondérants qui ont conduit aux évolutions (sociaux, politiques, climatiques, environnementaux), d’identifier comment les sociétés perçoivent et s’adaptent aux changements et comment cela se traduit en décisions politiques, avec pour objectif d’évaluer les possibilités de transferts d’expérience et de consolidation des observatoires au sein des territoires, et émettre des recommandations vers les organes politiques dont relèvent les chantiers étudiés.

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