La conception du projet DiDEM repose sur le constat suivant : alors que la science continue à acquérir de nouvelles connaissances sur les milieux naturels, établissant parfois des constats alarmants quant à leur dégradation sous l’effet des activités d’origine anthropique, leur prise en compte par les décideurs et la société civile reste faible au regard des enjeux. Renforcer l’impact de la production scientifique auprès des décideurs, notamment dans les Pays en Développement, est une priorité pour la communauté internationale.

Le projet couvre la zone du canal du Mozambique, considérée comme le second hotspot de biodiversité marine tropicale du monde, et s’étend jusqu’à l’est de Madagascar, où se trouvent quelques milliers de monts sous-marins. La stabilité géologique des littoraux continentaux et le régime hydrodynamique du canal et de ses courants rendent les écosystèmes côtiers et pélagiques de cette zone riches et diversifiés, très productifs et caractérisés par un haut degré de connectivité, qui joue un rôle essentiel dans le maintien de cette biodiversité exceptionnelle.

DiDEM valorise les résultats de programmes de recherche coordonnés par l’IRD et s’appuie sur les réseaux de partenariats académiques, institutionnels et locaux constitués par les équipes de l’Institut dans le périmètre de l’OIO. Il vise à mobiliser une partie de la communauté scientifique, déjà impliquée sur les terrains de l’OIO, dans une démarche pluridisciplinaire, et inclusive vis-à-vis de la société civile, de dissémination des connaissances scientifiques auprès des institutions régionales, autorités nationales, collectivités locales ayant des responsabilités dans la gestion des environnements littoraux et marins et de renforcement des capacités des professionnels et scientifiques de la région par une approche intersectorielle.

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